Je pense que l'on devient un réalisateur à partir du moment où l'on oublie la technique, la forme, et tout ce qui est de l'ordre du concept. J'ai l'impression que c'est quelque chose qui m'est arrivé. ”
Comme François Truffaut, Olivier Assayas fait ses débuts comme critique aux Cahiers du cinéma, révélant au public occidental la Nouvelle vague du cinéma asiatique. Il franchit le pas au milieu des années 1980 avec Désordre, connaissant bientôt les faveurs de la critique, avec notamment Paris s'éveille ou Irma Vep, un remake des Vampires de Louis Feuillade, interprété par l'actrice fétiche de Wong Kar Wai, Maggie Cheung. Fin aôut, début septembre obtient un succès honorable, dans un registre sentimental proche du cinéma d'Arnaud Desplechin. L'élégance de la mise en scène d'Olivier Assayas est remarquée dans Les Destinées sentimentales, film sur les raports entre vie privée et évènements historiques, qui réunit à l'écran Charles Berling et Emmanuelle Béart. Après le technologique Demonlover, Olivier Assayas retrouve Maggie Cheung dans un mélodrame qui lui vaut les acclamations de la critique, Clean. Passionné de musique, le réalisateur livre en 2005 un film sur le Festival Art Rock de Saint-Brieuc (Noise), avant de participer au film à sketches Paris je t'aime. Puis il dirige Asia Argento et Michael Madsen dans le polar mondialisé Boarding gate, avant de revenir à un film en langue française avec L'Heure d'été, qui réunit Juliette Binoche, Charles Berling et Jérémie Rénier.