Pascale Ferran



Pascale Ferran Nationalité : française
Naissance : 17 April 1960 à Paris
Age : 49 ans
Métiers : Actrice, Réalisatrice, Scénariste de cinéma
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Fille d'un père journaliste à L'Equipe, militante de gauche durant ses années lycée, intéressée par le féminisme alors qu'elle devrait réviser son BAC, cinéphile assidue quand elle est à l'Université, Pascale Ferran intègre l'IDHEC (nouvellement Fémis) en 1980, après une première tentative de réalisation ratée. Elle y fait la connaissance de quelques futurs stars du cinéma d'auteur français qui deviendront ses amis, ses complices : Arnaud Desplechin et Eric Rochant. Elle y fait également la connaissance de Pierre Tridivic, qui deviendra son fidèle collaborateur et co-scénariste dès son film de fin d'études, Souvenirs de Juan les Pins (1983). En sortant de l'IDHEC et jusqu'en 1990, elle travaille comme assistante à la télévision ou comme co-scénariste pour Christian Vincent (Il ne faut jurer de rien, CM, 1983), Jean-Pierre Limosin, (Gardien de nuit, 1986), Louis Skorecki (Les Cinéphiles II : Eric a disparu, 1988) et plus tard Arnaud Desplechin (La sentinelle, 1992). En 1990 elle est en compétition à Cannes pour son nouveau court-métrage, Le Baiser, puis passe enfin au long métrage en 1994 avec Petits arrangements avec les morts. Le film pose d'emblée une rigueur et une conscience de ses enjeux esthétiques et dramatiques : réflexion sur le deuil et ses écueils psychologiques, il est porté par une extrême sophistication de mise en scène, un sens très élaboré du cadre et de la narration dont la précision d'exécution peut évoquer Resnais. Le film remporte alors la Caméra d'or à Cannes et Pascale Ferran se fait remarquer par la critique.

Dès l'année suivante, le directeur du Théâtre National de Strasbourg l'invite à venir écrire avec son scénariste, Pierre Tridivic, un film pour les apprentis comédiens, L'Age des possibles (1995). Arte ayant participé au financement, celui-ci est d'abord diffusé à la télévision avant de connaître une distribution en salles. Il est récompensé du Grand Prix du Jury du festival de Belfort, obtient un prix à Venise, ainsi que différents 7 d'or. Le film raconte la vie d'un groupe de jeunes d'une vingtaine d'années, à Strasbourg, quand l'avenir s'offre à eux et qu'ils confrontent leurs désirs à la réalité, de l'amour à la politique en passant par le monde du travail. Pascale Ferran dira s'être inspirée de ses propres souvenirs. Commence ensuite une longue période de silence, de projets avortés, tués dans l'œuf ou pour la télévision : en 2000 elle part en Floride réaliser un documentaire pour Arte, Quatre jours à Ocoee, sur les séances d'enregistrement d'un disque de jazz avec Sam Rivers (au saxophone) et Tony Hymas (au piano) ; en 2003 elle est forcée de renoncer peu de temps avant le début du tournage et après une longue période de préparation à la réalisation d'un nouveau long métrage, Paratonnerre, faute de financement par certaines chaînes de télévision. Elle en gardera une certaine amertume.

Elle réussit enfin à réaliser son troisième film en 2006, dix ans après le précédent : Lady Chatterley, une adaptation ambitieuse et aptique du roman érotique de D.H Lawrence. Financé par Arte, le film a une nouvelle fois manqué de se monter. Il connaîtra une diffusion en salles, pour une durée de 2h48, puis à la télévision en deux parties d'1h45 et 1h40. Si son succès reste modeste quoique conséquent pour une œuvre de cette envergure, il obtiendra par contre une pluie de récompenses, notamment cinq Césars, dont celui du meilleur film. C'est durant cette cérémonie que Pascale Ferran en profite pour passer un message virulent dénonçant les difficultés qu'elle a eu pour financer son film, et où surtout elle attaque les chaînes de télévision et le système de financement du cinéma français qui condamne les films à moyen budget. A la suite de ce coup de gueule, elle prendra la direction du Club des 13 où avec d'autres cinéastes et professionnels elle écrira un rapport/état des lieux de cette crise qu'elle dénonce. Lady Chatterley sera par ailleurs encensé par la critique qui est enchantée par son exigence, sa rigueur, son esthétique et sa mise en scène de l'émergence du désir, des sens et des sentiments, dans un accord dédoublé avec la nature environnante et omniprésente. Le film représente en effet un double éveil à la sensualité, une éclosion, une libération du corps par le plaisir et l'amour qui est aussi une émancipation de l'esprit d'une femme dans son époque ; manière d'introduire le politique (le féminisme) par sa cheville la plus intime et discrète mais essentielle. Lady Chatterley profite également d'une lumière absolument sublime réalisée par le doué et césarisé Julien Hirsch.

Photos de Pascale Ferran


Personnalités associées à Pascale Ferran

Collaborations Arnaud Desplechin, Hippolyte Girardot, Emmanuel Salinger, Noémie Lvovsky, Marina Hands, Pierre Trividic

Pascale Ferran : vos commentaires

marie hercberg (invité)   13 Juin 2007 à 15:39   

Merci pour votre cheh d oeuvre je ne cesse de regarder lady Chatterley c est extrement précieux tout est réfléchi dans le moindre détail les prises de vue ...du bonheur c\'est un art de vivre ,de tolérance, de vie ,de raffinement , trés spirituel . Je suis peintre une femme peintre et de l abstrait depuis plus de 30 ans et votre film à ce jour m aide j\'ai besoin de m imprégner de cette ambiance ci joint mon site marieh-peinture .com ou marie hercberg peintre Peut être à bientôt MARS trés amicalement

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