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Nationalité : française Naissance : 02 April 1962 Age : 47 ans Métiers : Réalisateur, Journaliste |
Journaliste puis documentariste formé par un IUT en carrières sociales à Lyon et surtout par le terrain, Carles a fait ses premiers pas pour la télévision locale lyonnaise. Doué, il est pourtant viré au bout de quelques temps. Motif officiel : faute grave, détournement de sujet. Raison officieuse : critique trop directe du président de la chaîne. Un licenciement qui plaît à d'autres. Bernard Rapp le veut pour son émission Assiette anglaise et Dechavanne lui demande des sujets polémiques pour Ciel mon mardi. Sauf que c'est sans compter sa virulence incontrôlable lors des directs. Les chaînes le remercient rapidement mais il a l'occasion de réaliser un coup de maître en 1992. Alors que le magazine Télérama a dénoncé une fausse interview de Fidel Castro par PPDA, Carles en fait un reportage à la télé. Il va s'en dire que la preuve en image est plus puissante et TF1 est verte de rage. Canal + fait quand même appel à lui, il va détonner dans la nouvelle chaîne. Seulement, même De Caunes et Vandel sont embarrassés par ses propos.
Strip-Tease marque un tournant dans sa carrière. Décalés et irrévérencieux, les fameux docs de France 3 sont du pain béni pour le journaliste. Il en signe alors une dizaine et n'hésite pas, par exemple, à écorcher l'image du futur président dans "Chirac, ma femme et moi". Tandis que Carles semblait avoir battu la censure, elle le frappe lorsque ce dernier sujet sur Jacques, désormais président Chirac, est interdit à la rediffusion. Le journaliste est un dur à cuire, mais il ne peut pas forcer les chaînes à montrer son travail. La carte blanche que Canal + lui présente pour réaliser son reportage à l'occasion de la Journée de la télé a ses limites. La chaîne refuse de diffuser son travail. Un autre moyen se présente : le cinéma. Vaillant guerrier contre la langue de bois et les connivences malsaines, il le porte sur le grand écran. Il s'auto-produit et obtient le soutien de la presse écrite et la radio dont Charlie Hebdo évidemment. Au final, son doc originellement prévu pour la télévision Pas vu pas pris est un succès en salles. La télé ne veut pas se dénoncer elle-même, c'est donc sa grande sœur cinéma qui va le faire.
L'indépendance financière de Carles lui permet de réaliser, en toute liberté, différentes critiques du monde audiovisuel. En 2000, il étudie Pierre Bourdieu dans La sociologie est un sport de combat. Un an plus tard, dans son troisième film Enfin pris ? qui clôt sa trilogie, il critique l'émission qui critique la télé : Arrêt sur image. Visiblement, personne n'échappe à Carles ! Il sort ensuite de l'univers cathodique en 2003 pour analyser le malaise social au travail dans Attention danger travail et également les groupuscules d'extrême-gauche dans Ni vieux, ni traîtres. Alors que la France veut ou doit se lever tôt, il réalise une suite à Attention danger travail en 2007 intitulée Volem rien foutre al pais. Parallèlement à l'image, le documentariste critique les médias aussi par l'écrit avec la revue Le Plan B anciennement appelée Pour lire pas lu.
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