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| 4 | Le Petit Nicolas |
| 5 | L'Imaginarium du Docteur Parnassus |
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| . | Twilight - Chapitre 2 : tentation |
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| . | 2012 |
| . | L'Imaginarium du Docteur Parnassus |
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| . | L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot |
| . | Les critiques Cinéma |
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Nationalité : américaine Naissance : 29 October 1938 à Haifa Age : 71 ans Métier : Réalisateur |
Ralph Bakshi est né à Haïfa en Palestine, le 29 octobre 1938. Mais ses parents, sentant la guerre arriver, décident illico de rejoindre New-York et s'installent dans le quartier de Brownsville, à Brooklyn.
Ralph a tout pour devenir un chouette délinquant avec ses potes, mais son habileté pour le dessin le dirige vers une école d'animation où il apprend les techniques de base du métier. Celle-ci terminée, il se retrouve chez Terrytoons, qui commence par l'employer à nettoyer les celluloïds, avant de le faire dessiner. Il est tellement bon qu'il se retrouve à diriger des équipes, avant sa majorité, et à avoir la haute main sur les séries télévisées Spider-Man ou Deputy Dawg. Il rejoint Famous Studios en 1967 et fonde Ralph's Spot, son propre studio, en 1969 avec le producteur Steve Krantz, qui s'avèrera un escroc...
1972, Fritz the Cat, premier dessin animé classé X
Amateur de jazz new-yorkais qui traine au Blue Note, il est ancré dans la contre-culture des années 60. Enfant auquel on a interdit de fréquenter les mêmes écoles que ses voisins de paliers blacks, pour discrimination positive, il garde à l'égard du climat moral WASP un chien de sa chienne et une volonté d'ouverture du dessin animé au monde adulte. Découvrant dans une librairie de quartier le Fritz the Cat de Crumb, il tombe en arrêt et convainc Crumb après des mois de discussions.
Bakshi y adopte une technique qui permet de voir la Big Apple en panoramique aérien, mais l'histoire simplifiée pour des raisons de budget, Crumb se répand en injures dans la presse. Il a bien touché le paquet de droits afférents au succès multi-millionnaire du film. Fritz se voit classé X par la censure américaine, invité à Cannes et à l'affiche des années. Le nom de son réalisateur signe la fin du règne de Walt Disney dans le monde de l'animation ; un règne certes déjà un peu mis à mal par les productions de Tex Avery ou Hanna-Barbera, mais sans le succès mondial qu'obtiendra la contre-culture des années 60, incarnée notamment par Bakshi.
Coonskin et Heavy Traffic (1973/1976)
Ces deux productions sont rattachables à la Blaxploitation, genre qui inspire Tarantino (qui préface le livre) et mettent en œuvre le procédé qui fera la fortune vingt ans plus tard de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? : des dessins animés qui incrustent des scènes avec personnages réels (Scatman Crothers, Barry (Love Unlimited) White, Charles Gordone et Philip Michael Thomas, of Miami Vice courtesy !). Evidemment, dans l'Amérique raciste et assumée comme celle des 70's, ça coince et les films sont juste d'honorables succès, qui traitent de la vie en ville et des gangs, ils dérangent les associations bien pensantes : Wizzards (Les Sorciers de la guerre - 1977), The Lord of the Rings (Le Seigneur des anneaux -1978), Fire and Ice (Tygra, la glace et le feu - 1983).
S'attaquant à un autre genre mineur, après le polar et la BD, la SF lui ouvre d'autres horizons que sa fantaisie balaye avec sexe et fureur, mais comme c'est le genre majeur de l'époque, le succès revient. Entre second mariage et incessants, Mister B bosse avec des délais de furieux.
American Pop 1981
Sa dernière grande aventure sera celle qui rend hommage à la culture musicale du XXe, American Pop; soit quatre générations de musiciens aux parcours parallèles de l'histoire de la musique populaire américaine.
Puis, Bakshi revient à la télévision pour Le Retour de Super Souris (Mighty Mouse : The New Adventures), deux ans de diffusion aux États-Unis avant qu'elle soit blacklistée pour des allusions à la drogue. En 1992, son dernier long-métrage Cool World, mêlait animation et prises de vues réelles, avec Kim Basinger et un très jeune Brad Pitt. Un vrai testament sur son travail, au scénario fortement remanié par la Paramount et honni par la critique à sa sortie. Ce qui le fit retourner une dernière fois à la télévision pour Cool and the Crazy et la série de SF Spicy City, sur laquelle il engagea des petits nouveaux dont le futur créateur des Simpson (en hommage, Bakshi y incarne le personnage récurrent du dessinateur de BD cinglé).
Harassé, pas rasé...
Il s'est ensuite tourné vers la peinture avant de fonder la « Bakshi School of Animation and Cartooning » en 2003, tout en recevant un Maverick Tribute Award au « Cinequest Film Festival » de San José, Californie. Ce prix faisait suite à ses deux autres récompenses : le Gryphon d'or reçu à Giffoni en Italie, en 1980 pour Le Seigneur des Anneaux, et l'Annie award de 1988 pour sa « contribution marquante à l'art de l'animation ». Une traversée marquante d'un rebelle du dessin animé, enfant des années 50 et de la culture pop, poète de celluloïd et peintre du rêve de l'accession à la culture d'un émigrant palestinien... Une vie américaine, une vraie.
Un ouvrage de référence écrit par deux anciens collaborateurs de Ralph Bakshi vient d'être publié au Seuil. Ralph Bakshi, un rebelle du dessin animé de J. Gibson et C. McDonnell
(Editions du Seuil, 264 p., 38 E) sortie le 12/03/09. Toutes les illustrations de ce portrait en sont extraites et font l'objet d'un copyright.
| Collaborations | Brad Pitt, Kim Basinger, Robert Crumb |
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