Richard Burton



Richard Burton Vrai nom : Richard Walter Jenkins
Nationalité : anglaise
Naissance : 10 November 1925 à Ponthrydyfen (Pays de Galle)
Mort le : 05 August 1984

Métier : Acteur
The only thing in life is language. Not love. Not anything else .
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Richard Burton, le désordre de sa vie personnelle - son alcoolisme notoire, sa propension aux mariages (cinq) et sa relation tumultueuse avec Elizabeth Taylor - a trop souvent tendance à éclipser ses talents de comédien, paradoxalement sensible et bien souvent délicat. Né au Pays de Galles, il est l'avant-dernier d'une fratrie de treize enfants dont le père est mineur. Alors qu'il n'a pas deux ans, sa mère décède en donnant naissance au dernier garçon de la famille. Elevé par sa sœur aînée et son époux au sein de leur communauté presbytérienne, il se passionne dès son plus jeune âge pour la poésie et le théâtre ainsi que le sport, en particulier le rugby et le cricket. A 12 ans, il fait ses débuts sur scène dans The Apple Cart de George Bernard Shaw que met en scène son école. Guidé par son professeur d'art dramatique Philip Burton, il ne tarde pas à se distinguer en remportant de nombreux concours de diction et de chant. A 16 ans, contraint d'abandonner ses études, il intègre pour un temps l'Air Training Corps de la Royal Air Force où officie justement Burton. Ce dernier le dirige alors vers une jeune troupe de comédiens afin qu'il complète sa formation. La soif d'apprendre et le talent du jeune garçon sont tels que son mentor, devenu entre temps son tuteur légal, l'aide à terminer son cursus scolaire, puis à intégrer pour une durée de six mois la prestigieuse université d'Oxford. En parallèle, le désormais nommé Richard Burton, se produit dans diverses productions universitaires puis professionnelles, à Londres ainsi qu'à Liverpool, tout en travaillant comme acteur radiophonique pour la BBC. L'année suivante, en 1944, il est appelé à rejoindre les rangs de la RAF en tant que navigateur.

De belles promesses

En 1947, libéré de ses obligations militaires, il s'installe à Londres et signe avec une agence théâtrale, à l'origine de sa participation à The Last Days of Dolwyn ((Russell Lloyd, 1949) et Now Barabbas (Gordon Parry, id), ses deux premiers films. Pour autant, Burton n'abandonne sa vocation première et multiplie les apparitions théâtrales. En 1951, sa performance shakespearienne dans Heny IV, embrase le public de Strattford et la critique. L'année suivante, le réalisateur et producteur Alexandre Korda lui propose un contrat inespéré qui va véritablement lancer sa carrière aux Etats-Unis. Burton traverse donc l'Atlantique et, sur la recommandation de l'écrivain Daphné Du Maurier, partage l'affiche de l'adaptation de Ma Cousine Rachel (Henry Koster) aux côtés d'Olivia de Havilland. Nominé à l'Oscar du meilleur second rôle, la carrière de l'acteur va désormais connaître une irrésistible ascension. Son physique athlétique, sa forte présence, sa voix grave ainsi que son éloquence naturelle font ainsi l'amener à participer à une série de films historiques fort populaires, qu'ils soient de guerre comme Les Rats du désert (Robert Wise, 1953), où il fait face à James Mason, ou Amère victoire (1957) de Nicholas Ray ; d'aventure, à l'image de La Mousson (Jean Negulesco, 1956) avec la blonde Lana Turner ; ou de classiques péplums : La Tunique (1953), premier long-métrage tourné en Cinémascope par de nouveau Henry Koster, et Alexandre le Grand (Robert Rossen, 1956) dans lequel il interprète avec un certain panache le rôle-titre.

Rapidement has been

Durant cette faste période filmique, Burton continue de se produire sur scène, notamment au temple shakespearien de l'Old Vic Theatre à Londres, où il se livre à de mémorables compositions dans Hamlet ou Othello. En 1958, il cède aux sirènes de Broadway et récolte, deux ans plus tard, un Tony Award pour son interprétation du Roi Arthur dans la comédie musicale Camelot. A partir de 1964, juste après sa reprise new-yorkaise de Hamlet, Burton se fera nettement plus rare. Seules exceptions : Equus (1976) de Peter Shaffer pour lequel il livrera une dernière performance mémorable et Private Lies (1983) de Noel Coward où il donnera la réplique à son ex-épouse Elizabeth Taylor. Mais du côté de Hollywood, l'euphorie va s'avérer de courte durée : Les corps sauvages (Tony Richardson, 1959), Les Aventuriers (Vincent Sherman, 1960) ou Le Buisson ardent (Daniel Petrie, 1960) ne remportent pas le succès escompté et rapidement Burton n'est guère plus sollicité. Le Jour le plus long (Ken Annakin, 1962) lui permet alors de se remettre pour un temps en selle, aux côtés d'acteurs confirmés tels que John Wayne,Robert Ryan, Henry Fonda ou Robert Mitchum, tous en quête d'un second souffle. L'année suivante, il est engagé, en tant que second choix, pour jouer Marc Antoine dans la superproduction qui ruina la Fox : Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz.

Vie et films à deux

La démesure du projet initial de Mankiewicz, les exigences outrancières d'Elizabeth Taylor dans le rôle-titre, les aléas du tournage sont désormais célèbres, mais peut-être moins que la fameuse passion dévorante qui consuma Burton et Taylor, tous deux mariés à l'époque. En effet, la production n'hésita pas à capitaliser sur cette idylle extra conjugale, publicité à l'appui. Le tapage médiatique fut tel (le Pape s'en mêla) qu'il contribua néanmoins à sauver le film de l'échec commercial auquel il était voué, en dépit de ses grandes qualités formelles et de l'exceptionnelle interprétation de son duo d'acteurs, auquel vient naturellement s'ajouter Rex Harrison dans le rôle de César. Une fois officiellement uni, le couple décida de faire de leur vie maritale tapageuse une scène de tous les instants, se partageant ainsi l'affiche d'une série de films aux destinées variables : Hôtel international (Anthony Asquith, 1963), Le chevalier des sables (Vincente Minnelli, 1965), Qui a peur de Virginia Woolf ? (Mike Nichols, 1966), La Mégère apprivoisée (Franco Zeffirelli, id), Doctor Faustus (1967) que Burton co-réalisa, Les Comédiens (Peter Glenville, 1968) et Boom (Joseph Losey, id). En solo, le comédien poursuit tout autant dans cette veine dramatique, notamment par l'entremise de Becket (Peter Glenville, 1964), d'après la pièce de Jean Anouilh, et de La nuit de l'iguane de John Huston (1964) où il fait sensation en prêtre défroqué et alcoolique.

Fin de carrière

A l'orée des années 70, Burton, toujours soucieux d'apprendre, continue de multiplier les expériences : il tourne sous la direction de Stanley Donen (L'Escalier, 1969), d'Henry Hathaway (Sous le cinquième commandement, 1971), de nouveau pour Joesph Losey (L'assassinat de Trotsky, 1972) aux côtés d'Alain Delon et de Romy Schneider, d'Edward Dmytryck pour une relecture du conte de Barbe-Bleue (id) ou pour le cinéaste italien néo-réaliste Vittorio De Sica (Le voyage, 1974). La même année, il se sépare de Liz Taylor après dix années de mariage dissoutes dans l'alcool et les disputes, avant de s'unir une seconde fois quelques mois plus tard. Mais lorsqu'il participe en 1977 à L'Exorciste II : l'hérétique (John Boorman) et à l'adaptation cinématographique de Equus par Sidney Lumet, l'actrice a déjà fait ses valises et lui demandé la main de son nouvel amour. Or les années passées l'ont ravagé : à l'écran, il paraît usé, presque ingrat ou désagréable, telles ses dernières prestations dans les poussives séries B Oies sauvages (Victor V. McLaglen, 1978) et Obsession (Jules Dassin, 1980) ou la série télé Wagner (1983). Installé en Suisse, Burton décède la même année d'une hémorragie cérébrale, loin du tumulte hollywoodien qui lui apporta gloire et amour, mais certainement pas la sérénité tant recherchée.

Personnalités associées à Richard Burton

Collaborations Sean Connery, Bourvil, Alain Delon, Joseph L. Mankiewicz, Stanley Donen, Vincente Minnelli, Joseph Losey, Arletty, Romy Schneider, Henry Fonda, Vittorio De Sica, Sidney Lumet, John Wayne, Nicholas Ray, Robert Mitchum, Lana Turner, James Mason
Amis/Famille Elizabeth Taylor

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