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Robert Hosseinoff Nationalité : française Naissance : 30 December 1927 Age : 81 ans Métiers : Acteur, Réalisateur, Scénariste de cinéma |
Robert Hossein mène depuis près de soixante ans une intense et riche carrière au théâtre et au cinéma. Fils du compositeur iranien André Hossein et d'une danseuse ukrainienne, il étudie l'art dramatique à l'école du Vieux-Colombier et au Cours Simon avant de se lancer, à l'âge de 19 ans, en tant que dramaturge, metteur en scène et comédien sur Les Voyous. Interprète de Genet (Haute Surveillance), André Gide (L'Enfant prodigue) ou récemment Jean Anouilh (Antigone), il va acquérir au fil du temps un statut d'exception qui le conduira à prendre en 1970 la direction de la Maison de la culture de Reims, pour laquelle il développera de nombreux projets fondés sur la recherche de nouvelles mises en espace théâtrales. De retour à Paris, il poursuit ses expérimentations scéniques par l'entremise de grands spectacles à vocation cinématographique comme Le Cuirassé Potemkine (1975), Les Misérables (1981) ou Ben Hur (2006). Tout en assurant des fonctions officielles, puisqu'il était à la tête, jusqu'en 2008, du théâtre de Marigny.
Bien que les planches soient sa première passion, Hossein a considéré très tôt le cinéma comme un prolongement de ses pratiques théâtrales. D'abord en tant qu'acteur, il multiplie dès 1947 les apparitions, notamment dans Le Diable boiteux (1948) de Sacha Guitry. Révélé par les policiers Série noire (Pierre Foucault, 1955) et Du rififi chez les hommes (Jules Dassin, id), son attirance pour les beaux textes l'amène l'année suivante à participer à l'adaptation de Crimes et châtiments (Georges Lampin, 1956). Très demandé, il enchaîne les tournages et travaille avec les réalisateurs les plus respectés de son époque, bientôt conspués par les jeunes Turcs de la Nouvelle Vague, François Truffaut en tête : Christian-Jacque (Madame sans gêne, 1962), Claude Autant-Lara (Le meurtrier, 1963), Julien Duvivier (Chair de poule, id) ou Denys de la Patellière (Le tonnerre de Dieu).
Pourtant, c'est précisément ce cinéma de papa, cette qualité française tant décriée, qui va lui apporter gloire et renommée. En particulier, son rôle d'infirme amoureux dans la série des Angélique réalisée par Bernard Borderie: Angélique, marquise des anges (1964) ; Angélique et le roy (1966) ; Indomptable Angélique (1967) ; Angélique et le sultan (1968). Loin de la mièvrerie des aventures de Jeoffrey de Perrac et de sa bien-aimée, Hossein s'aventure pourtant sur des terres moins balisées, comme en témoignent La Musica (Marguerite Duras, 1967), La vie, l'amour, la mort (Claude Lelouch, 1969) ou sa fructueuse collaboration avec Roger Vadim : Sait-on jamais (1957) ; Le repos du guerrier (1962) ; Le Vice et la vertu (1963) ; Hellé (1972) ; Don Juan ou si Don Juan était une femme (1973).
Se consacrant principalement à ses activités théâtrales, Hossein se fait plus rare à partir des années 70 - Le Casse (Henri Verneuil, 1971), Le Protecteur (Roger Hanin, 1974) - et sur la décennie suivante - Le professionnel (Georges Lautner, 1981), Le grand pardon (Alexandre Arcady, 1982). Il disparaît progressivement des écrans et n'accepte que peu de propositions, à l'exception de celles de ses amis Claude Lelouch (Un homme et une femme, vingt ans déjà, 1986), Sergio Corbi (L'Affaire, 1994) ou Tonie Marshall (Vénus Beauté (Institut), 1999). Son dernier film en date n'est d'ailleurs franchement pas un chef d'œuvre qu'il s'agit de La Disparue de Deauville (Sophie Marceau, 2007).
Bien qu'il soit un acteur populaire, les débuts d'Hossein en tant que réalisateur suscitent la controverse. Assurant, comme à son habitude théâtrale, l'écriture (souvent en compagnie de Frédéric Dard), l'interprétation et la mise en scène de ses projets, il livre un premier film, Les Salauds vont en enfer (1956), au climat obsessionnel et violent. Quitte à dérouter son public de midinettes, ses films suivants entretiendront cette dimension morbide et étrange qu'il parvient à maintenir grâce à sa solide direction d'acteur : Pardonnez nos offenses (id) ; Toi le venin (1958) ; La Nuit des espions (1959) ; Les Scélérats (1960) ; Le Goût de la violence (1961) ; Le jeu de la vérité (1961) ; La Mort d'un tueur (1964) ; Les Yeux cernés (id) ; Le Vampire de Düsseldorf (1965) ; J'ai tué Raspoutine (1967). Il en sera tout autre de son western spaghetti Une corde... un colt (1969) ; Point de chute (1970) avec Johnny Hallyday ; Les Misérables (1982), adaptation grandiloquente du classique de Victor Hugo et Le Caviar rouge (1986), d'après le polar qu'il a co-écrit avec Dard.
| Personnalités Similaires | Brigitte Bardot, Serge Reggiani, Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort, Bernard Blier, Lino Ventura, Sophia Loren, Jean Gabin, Macha Méril |
| Inspirations | Marguerite Duras |
| Collaborations | Sacha Guitry, Jacques Weber, Henri Verneuil, Tonie Marshall |
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