Je pense que les new-yorkais devrait être fiers que leur ville tienne une si grande place dans de si nombreux films. ”
Né en 1955, à Stuttgart en Allemagne, Roland Emmerich, est à l’instar de son presque compatriote, l’autrichien
Arnold Schwarzenegger, un parfait exemple de l’intégration germanique dans la famille hollywoodienne. Artiste dans l’âme, il suit des études de peinture et de sculpture, puis il se dirige vers des études de cinéma à Munich. Il réalise son premier court-métrage Franzmann, en 79. En 1984, il a déjà la folie des grandeurs qui caractérisera ses futures productions gigantesques et il réalise le film d’étudiant le plus cher de l’histoire. C’est plutôt un pari réussi puisque
Le Principe de l’Ache de Noé se fait particulièrement remarquer au festival de Berlin. A la fin des années 80, Roland Emmerich fait déjà étalage de son goût pour la science-fiction avec des films comme
Joey, Hollywood-Monster et Moon 44. Le succès n’est pourtant pas encore titanesque. Le virage s’effectue lorsqu’il décide de travailler aux Etats-Unis. En 92, il réalise
Universal Soldier, avec un autre expatrié, belge cette fois. Des commandos d’élite sur fond de chaos futuristes, le ton est donné. Le film remplit les salles. En 94, il réalise
Stargate, la porte des étoiles, avec
Kurt Russell, en militaire, qui s’aventure dans un mode parallèle. En 96, il accède à la consécration internationale avec
Independance Day, qui fait référence dans le domaine du film extraterrestre. Le réalisateur met en place des moyens colossaux pour simuler l’invasion de la planète par des petits hommes, pas très gentils. Il réitère avec le film catastrophe à grande échelle, avec
Godzilla, en 2000. Puis, il s’essaye au film de guerre patriotique, en signant
The Patriot, avec
Mel Gibson défenseur éternel de la liberté. En 2004, il tourne un nouvel opus fantastique à très gros budget, mais, contrairement aux films d’ovnis et de lézard géant, celui prend un ton prophétique. Dans Le jour d’après, les new-yorkais sont en proie à des changements climatiques d’envergure, conséquences des catastrophes écologiques provoquées par les humains. Le block-buster est nouveau succès pour Emmerich, qui remet ça cinq ans plus tard avec
2012, qui met en scène la fin du monde selon le calendrier Maya. Un film qualifié de
CGI Porn, Computer Generated Images, qui offre de l'effet spécial à gogo pour un budget vertigineux de 200 millions de dollars.