Il a pris une seule cuite dans sa vie, mais elle dure depuis cinquante ans. ”
Né le 14 février 1942, au Maroc, il s’intéresse très jeune à la comédie et fait rire ses copains de classe. Il commence à prendre des cours de théâtre dans les années 60.
Il débute dans la profession avec des emplois de figurant ou de doublure, qui ne lui apportent pas la gloire. En 1971, il rencontre
Coluche qui le fait rentrer dans sa troupe. Il se lie également d’amitié avec les trublions de Splendid, ayant eux-mêmes souvent débutés au Café de la Gare, avec Coluche.
Il obtient son premier rôle en 1974, dans
Bons Baisers…à lundi. Mais là encore le succès n’est pas immédiat. Il ne réitérera l’expérience cinématographique qu’en 1977, dans le film de son ami Coluche,
Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Dans cet opus satirico-chevaleresque, Roland Giraud inaugure une filmographie souvent constituée de ce genre de productions à l’humour décalé, comme Elle voit des nains partout de Jean-Claude Sussfeld, en 1982,
Les secrets professionnels du Dr Apfelgück, en 1991 ou
La vie dissolue de Gérard Floque, de Gérard Lautner, en 1986.
En 1983, il intègre le casting pléthorique du cultissime
Papy fait de la résistance. Il interprète le truculent général allemand, Spontz, qui réquisitionne la maison de la diva Bourdin, jouée par Jacqueline maillant. Il acquiert alors une notoriété immense. La sympathie que lui porte le public s’amplifie encore. Il joue dans le générationnel
Trois hommes et un couffin de Coline Serreau. Il y partage les affres d’une paternité surprise avec
Michel Boujenah et
André Dussollier. Le film est le plus gros succès de l’année 85.
Il reprend d'ailleurs son rôle aux côtés de Michel Boujenah et André Dussollier dans la suite également réalisée par Coline Serreau 18 ans après (2003).
Marié à Maaike Jansen, il était père d’une fille, Géraldine. Celle-ci est morte assassinée, à Villeneuve sur Yonne, en 2004, alors qu’elle était en vacances avec une amie. Le deuil et le chagrin ont éloignés un Roland, très digne mais dévasté, de la profession durant un temps, avant d’y revenir doucement.