Selma Blair s'est fait connaître au cinéma pour son rôle dans
Sexe intentions dans lequel elle embrasse
Sarah Michelle Gellar, et son apparition aux côtés de
Ron Perlman dans
Hellboy. Américaine d'origine israélienne, elle grandit à Southfield dans le Michigan où elle poursuit des études d'art et d'anglais. Si au départ elle se dirige vers une carrière de photographe, un déménagement à New York l'invite à s'inscrire au Conservatoire de Stella Adler. Un agent la repère et lui fait signer un premier contrat publicitaire. Elle fait par la suite ses débuts au cinéma en 1996 dans la comédie romantique
The Broccoli Theory (Brent Nemetz) et
Kids in the Gall : Brain Candy (
La pilule du bonheur, Kelly Markin). Elle enchaîne ave divers courts-métrages et films indépendants avant de participer à
In & Out (
Frank Oz, 1997) avec
Kevin Kline et
John Cusack, sa première production importante. Elle est alors souvent reléguée à des seconds rôles, mais les multiplie, généralement dans des comédies romantiques ou des teen movie :
Girl (Jonathan Kahn, 1998) avec
Summer Phoenix,
Big Party (Harry Elfont, Id) avec Jennfer Love-Hewitt,
In love avec
Freddie Prinze Jr (Kris Isacsson, 2000). En 1999 elle devient également l'héroïne durant deux saisons de la sitcom
Zoe, Duncan, Jack & Jane.
Selma Blair est enfin révélée au grand public en 1999 avec
Sexe intentions (Robert Kumble), une relecture teenage et poliment sulfureuse des
Liaisons dangereuses, où elle reprend le rôle (revisité) de Cécile de Volanges. Son baiser avec
Sarah Michelle Gellar lui vaudra un MTV Award. Elle partage alors également l'affiche avec Ryan Philippe et
Reese Witherspoon, qu'elle retrouve deux ans plus tard dans le génial
La Revanche d'une blonde (
Robert Luketic, 2001). Héroïne pour le cynique Todd Solondz dans
Storytelling (Id), elle s'égare ensuite aux côtés de
Cameron Diaz dans le gênant
Allumeuses (Robert Kumble, 2002), une comédie girly et bitchy atteignant des sommets de vulgarité. Après
Highway (2002), un direct-to-video non négligeable signé James Cox où elle partage l'affiche avec
Jared Leto et
Jake Gyllenhaal, après une autre comédie romantique sans importance,
Ivresse et conséquences (Chris Koch, 2003), elle est casté par
Guillermo del Toro qui en fait l'héroïne de son adaptation du comics éponyme,
Hellboy (2004). Sans toutefois réussir à s'imposer, elle navigue ensuite entre productions indépendantes ou série B souvent inédites en France, notamment
En bonne compagnie (Paul Weltz, Id),
A Dirty Shame (John Waters, Id),
Pretty Persuasion (Marcos Siega, 2005),
The Deal (Harvey Kahn, Id).
En 2005 Selma Blair a le malheur d'échouer dans l'horrible remake du film culte de
John Carpenter,
Fog (Rupert Wainwright) avec
Tom Welling. Le film se fera éreinter par la critique et par le public. Selma revient alors au cinéma sur voie de garage ou pour marché du film, par le biais de plusieurs œuvres dont on ne verra jamais la couleur : les comédies romantique
The Alibi (2006) et dramatique
The Night of the White Pants (Id) avec
Nick Stahl. En 2007 elle est l'héroïne de
Purple Violets, écrit et réalisé par l'acteur
Edward Burns, auteur des
Frères McMullen (1995). Une nouvelle fois, cette romance où elle impose sans difficulté ses charmes ne connaîtra pas les faveurs d'une sortie en salles, y compris aux Etats-Unis avec une sortie directement en vidéo. La même année l'actrice rejoint le casting du thriller britannique
W Delta Z (Tom Shankland), qui fait la tournée des festivals ; on la voit également dans une production plus ambitieuse aux côtés de
Morgan Freeman et
Greg Kinnear chez Robert Benton,
Feast of Love (Id), une méditation sur l'amour dont nous n'aurons pas les faveurs. Remontant un peu la pente sans atteindre son sommet, elle donne la réplique à
Antonio Banderas et
Meg Ryan (acteurs sur le déclin) dans le thriller romantico-comique
Mon espion préféré (George Gallo, 2008), sans convaincre. En 2008 enfin, elle devient l'héroïne de la série
Kath and Kim (inspirée de la série éponyme australienne) ; puis retrouve
Guillermo del Toro et
Ron Perlman sur
Hellboy 2 : les légions d'or maudites (2008) qui se hissera timidement dans un box office surchargé.