Je peux séduire n’importe quel homme à Hollywood si je veux.
En fait non, je peux séduire n’importe quel homme n’importe où .
”
La sulfureuse Sharon Stone a grandi dans une famille modeste et bataillé dur pour réussir. Jeune, elle est à la fois reine de beauté et première de la classe ; elle possède un QI supérieur à la moyenne et s’inscrit à 15 ans à l’université, d’où elle ressort diplômée en Lettres et Histoire de l’Art. Tout en travaillant au Mac Do, elle parvient à faire sa percée en devenant mannequin. C’est
Woody Allen qui lui offre sa première apparition, muette, sur grand écran, dans
Stardust Memories, en 1980. Mais c’est loin d’être gagné pour Sharon, qui va devoir endosser des rôles insipides de blondasse pendant une décennie. Le « big break » n’arrive qu’en 1990 aux côtés de
Schwarzenegger dans
Total Recall. Elle décide alors de taper fort et de poser nue pour Playboy ; elle a déjà 32 ans. Mais ce n’est que le début du fantasme Sharon : en 1992 sort
Basic Instinct, dont la scène de l’interrogatoire devient anthologique grâce au potentiel érotique de l’actrice, qui ne parviendra sans doute jamais à se défaire de l’image que ce film lui a collée. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. C’est
Martin Scorsese qui lui offre, en 1995, son plus beau rôle, celui d’une femme droguée et paumée dans
Casino, pour lequel elle reçoit un Golden Globe et une nomination aux Oscars. Elle acquiert alors une réelle légitimité dans le monde du cinéma, même si beaucoup continuent sans doute de l’imaginer, secrètement, munie d’un pic à glace. Souvent saluée ou récompensée pour ses engagements sociaux et humanitaires (lutte contre la pauvreté, pour les droits des homosexuels), l’actrice l’a beaucoup moins été pour sa carrière, qui n’est finalement pas exemplaire, même si elle a joué récemment dans un
Jarmusch (
Broken flowers, 2004), et si elle devrait connaître un sérieux sursaut avec la sortie prochaine de
Basic instinct 2.