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Simone Kaminker Nationalité : française Naissance : 25 mars 1921 à Wiesbaden (Allemagne ) Mort le : 30 septembre 1985 Métier : Actrice |
Née d'un père juif polonais exilé en Angleterre en 1940 et d'une mère française, Simone Signoret dit être réellement née, d'après l'historien du cinéma Jean-Loup Passek, « sur une banquette du Café de Flore » un soir de mars 1941. Durant l'Occupation et en dépit de ses origines semi juives qui l'obligent à adopter le nom de sa mère, elle obtient quelques figurations grâce à ses amis du groupe d'Octobre. Elle apparaît ainsi dans une dizaine de films dont Boléro (1942) de Jean Boyer, Les Visiteurs du soir (Id) de Marcel Carné, Adieu Léonard (1943) de Pierre Prévert et L'Ange de la nuit (1944) d'André Berthomieu. En 1943 elle rencontre Yves Allégret, avec qui elle se mariera en 1948. Jeune cinéaste encore méconnu, il lui donnera ses premiers rôles importants au cinéma, dans Les Démons de l'aube (1946), qui la fait remarquer, puis dans les rôles principaux de Dédée d'Anvers (1948) et Manèges (1950). Entre temps, elle a obtenu un prix pour Macadam (1946) de Marcel Blistène. En août 1949, elle quitte Yves Allégret pour partir vivre avec Yves Montand dont elle sera l'épouse jusqu'à la fin de sa vie.
Au début des années 50, Simone Signoret campe souvent des rôles de prostituée ou de garce, ce dont exploitera à merveille Max Ophuls dans La Ronde (1950), un de ses chefs-d'œuvre, ainsi que Jacques Becker dans le célèbre Casque d'or (1952). Film parfois considéré comme le plus grand de sa carrière. Après le rôle principal de Thérèse Raquin (1953) de Marcel Carné et son interprétation inoubliable dans Les Diaboliques d'Henri Georges Clouzot (1955), elle débute au théâtre aux côtés de Montand dans la pièce antimaccarthyste Les sorcières de Salem, qui obtient alors un succès phénoménal et sera adaptée au cinéma en 1957 par Raymond Rouleau, d'après un scénario réécrit par Jean Paul Sartre. Maîtrisant l'anglais, elle apparaît également dans des productions anglo-saxonnes puis américaines où elle tient parfois des rôles important. On la voit ainsi dans Les chemins de la haute ville (1959) de Jack Clayton pour lequel elle remporte un Oscar, Barabbas (1961) de Richard Fleischer, La Nef des fous (1965) de Stanley Kramer, The Deadly Affair (1966) et La Mouette (1968) de Sidney Lumet, ou encore Games (1967) de Curtis Harrington.
Après cette petite période américaine où elle repassa par la France pour Paris brûle-t-il ? (1966) de Réné Clément, Simone Signoret revient définitivement en Europe. Elle se consacre désormais davantage à des films réalisés par des proches ou des sujets auxquels elle croît fermement. Elle tourne ainsi en 1969 pour Jean Pierre Melville dans L'Armée des ombres, chef d'œuvre sur la résistance française durant la guerre, puis en 1970 chez Costa Gavras dans L'Aveu, autour des purges staliniennes. En 1971, pour le première fois face à Jean Gabin dans Le Chat de Pierre Granier Deferre, elle donne à cette chronique déliquescente du couple sur fond de banlieue une gravité rare. Elle retrouve ce réalisateur l'année suivante pour La Veuve Couderc où elle joue cette fois face à un autre mythe du cinéma français, Alain Delon, pour une histoire d'amour troublante. En 1975 elle tourne dans le premier film de Patrice Chéreau, La Chair de l'orchidée, qu'elle retrouve en 1978 avec Judith Therpauve. Un an plus tôt, elle obtient un César avec La Vie devant soi de Moshé Mizrahi, adapté de Romain Gary.
En 1979 elle joue aux côtés de Francis Huster dans l'un des trois film réalisés par Jeanne Moreau, L'Adolescente. Après avoir retrouvé Mizrahi dans Chère inconnue et Granier-Deferre avec L'Etoile du Nord (1982), son dernier film au cinéma, elle n'apparaît plus qu'à la télévision. Elle a également écrit trois livres, La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (1977), Le Lendemain elle n'était plus souriante (1979) et Adieu Volodia (1984).
| Personnalités Similaires | Romy Schneider, Jean Lefebvre |
| Inspirations | Alain Corneau |
| Amis/Famille | Yves Montand, Serge Reggiani |
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