Steve Carell est issu d'une famille italo-américaine. Il passe son enfance et effectue sa scolarité à Concord, dans le Massachussetts, puis part faire ses études à l'Université de Denson à Grandville, Ohio, où il monte par ailleurs une troupe d'improvisation. En 1984, il déménage pour Chicago et rejoint la célèbre troupe de théâtre d'improvisation Second City, où se sont illustrés peu de temps avant lui ceux qui font alors les beaux jours de la comédie américaine et du Saturday Night Live :
Bill Murray,
Dan Aykroyd et plus tard
Mike Myers. Très impliqué dans Second City, Steve y fera des rencontres importantes, notamment son épouse Nancy Walls, et il ne tardera pas à y enseigner dès le débuts des années quatre vingt dix, date où il apparaît également pour la première fois au cinéma dans
Curly Sue (
La petite arnaqueuse, 1991), la dernière réalisation du roi du teen movie des eighties, John Hugues. Durant cette décennie, Steve enchaîne les castings tout en continuant Second City. Il apparaît à la télévision en 1996 dans la série
The Dana Carvey Show, mais faute d'audience, ABC interrompt la diffusion après sept épisodes.
Cette période est difficile pour le comédien, on était censé le voir dans un épisode de la série
Over the Top (1997), mais idem, faute d'audience, il ne sera jamais diffusé et la série vite annulée. Pareil, un an plus tard on le retrouve au casting de la comédie
Tomorrow Night (Louis C.K), un film indépendant qui ne trouve pas son public. Les choses évoluent à partir de 1999 lorsqu'il rejoint son complice de Second City,
Stephen Colbert, pour The Daily Show, diffusé sur la chaîne Comedy Central. Durant 350 épisodes et pendant six ans il y joue un improbable faux correspondant (un peu façon Michael Kael). Ce rôle permet d'attirer sur lui l'attention du public et d'Hollywood. Parallèlement, Steve fait quelques apparitions dans le Saturday Night Live, par où il était déjà passé pour quelques émissions avant de commencer The Daily Show. Il y fait entre autres la rencontre de
Will Ferrell, membre du Frat Pack avec les frères Wilson et
Ben Stiller, avec qui il tournera en 2004
Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy (Adam McKay).
Steve se fait enfin remarquer au cinéma dans
Bruce Tout Puissant (Tom Shadyac, 2003), avec
Jim Carrey. Une comédie à moitié réussie dont il récupérera plus tard la suite en réincarnant le même personnage dans
Evan Tout-Puissant (Id, 2007), qui cette fois est carrément ratée. Le comédien commence alors à enchaîner les petits rôles, on le voit ainsi chez
Woody Allen dans
Melinda et Melinda (2004), ou encore l'adaptation cinéma de
Ma sorcière bien aimée (Nora Ephron, 2005), avec son ami
Will Ferrell, le film fera un bide monumental. Mais la consécration, Steve l'obtient en 2005, et en deux temps. D'abord à la télévision avec la série
The Office (un remake d'une série britannique diffusée sur la BBC sur le quotidien d'un groupe d'employés de bureau) qui ne tarde pas à recevoir un déluge de critiques élogieuses et de nombreux prix, dont celui du Golden Globes du meilleur acteur en 2005 pour Carell. La diffusion de la série continue après quatre saisons. Puis pour son premier rôle principal au cinéma, celui du geek romantique de
40 ans, toujours puceau (2005). Un premier film signé
Judd Apatow, autre habitué de la télévision (
Freaks and Geeks,
Les années campus), qui offre à Carell un personnage descendant du teen movie auquel il donne une sensibilité unique à travers une comédie naturaliste au style inédit.
Le succès inattendu de
40 ans, toujours puceau, que Steve Carell a co-écrit et sur lequel il est aussi producteur exécutif, le propulse alors sur le devant de la scène. Ainsi, dès l'année suivante il est au générique de la nouvelle sensation indé,
Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton, Valerie Faris). Autre succès inattendu remportant deux Oscars, le César du meilleur film étranger ainsi qu'un nombre invraisemblable de prix partout autour du monde. Un film entre la comédie et le road movie familial qui à défaut d'originalité maîtrise à la perfection l'alternance entre le rire et l'émotion sans en oublier son sujet. Pas un chef d'œuvre donc, mais une nouvelle prestation inoubliable pour l'acteur qui vole la vedette à l'intégralité du casting. Tout en continuant à jouer dans
The Office, Steve revient ensuite dans la comédie romantique
Dan in Real Life (Peter Hedges, 2007) où il donne la réplique à
Juliette Binoche, puis il participe au doublage du film d'animation
Horton (2008), et est enfin attendu dans
Get Smart (Peter Segal, Id), un remake cinéma de la célèbre série télé
Max la menace, inventée à l'origine par Mel Brooks, qui ne fait plus rire personne depuis longtemps. On notera que les premières images du film ne sont pas sans évoquer notre remake de
OSS 117.