Takashi Miike



Takashi Miike Nationalité : japonaise
Naissance : 24 août 1960 à Yao (Japon)
Age : 49 ans
Métier : Réalisateur
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Cinéaste iconoclaste, aussi imprévisible que prévisible, Takashi Miike s’est vite fait connaître au Japon et à l’étranger durant les années quatre-vingt-dix avec ses films plus barrés les uns que les autres. D’abord amateur de motos, il envisage une carrière de coureur professionnel mais entre finalement à l’Academy of Broadcasting and Film (une école de cinéma crée par Shohei Imamura) parce qu’il n’y pas d’examen d’entrée. Bien qu’élève indiscipliné, c’est lui que l’école recommande lorsqu’une chaîne de télé vient faire son recrutement. Il tourne ainsi son premier film en 1991, Last Run: 100 Million Ten's Worth of Love & Betrayal, et enchaîne sur plusieurs productions destinées au marché vidéo. Il se fait remarquer en 1995 avec son premier film pour le cinéma, Shinjuku Triad Society, qui fait alors sensation auprès du public et la critique. Noir et violent, allant jusqu’à l’overdose dans le glauque, subversif mais presque par hasard, cynique à mort, terriblement bordélique et inventif par erreur, volontiers putassier, le cinéma de Miike est lancé, il est dans l’air du temps.

Suite à ce succès et par opportunisme (alternant vidéo et cinéma sans préférence), Miike tourne plusieurs films par an, tous ou presque des yakuza-eiga surfant sur la vague remise au goût du jour. De cette période se distinguent quelques films non négligeables comme Rainy Dog (1997), Blue Harp (1998), ou The Bird People in China (1998), plus inclassable et proche de son intérêt pour les immigrés. Mais le phénomène Miike explose en 1999 dans une orgie de violence et de sadisme qui ravit les festivaliers. Avec Audition et Dead or alive qui deviendra une trilogie, il devient un cinéaste décalé. Dès lors, débridé, le cinéaste fait de la surenchère et l’excès son fond de commerce, notamment avec Ichi the Killer et Visitor Q (2001), sorte de Théorème grotesque. Depuis Miike s’est illustré dans un nombre invraisemblable de films de tous les genres possibles, de la comédie musicale (The Happyness of the Katakuris, 2001) au film concept (Izo, 2004) en passant par le film de super héros (Zebraman, 2004). Devenu la star japonaise du bis pour les occidentaux, on le retrouve tout naturellement aujourd’hui auprès de la bande à Tarantino, qu’on retrouve à l’affiche de son dernier film, un remake de Django, le western italien culte de Sergio Corbucci.

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