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Nationalité : japonaise Naissance : 24 avril 1927 à Mizugae (Japon) Mort le : 24 février 1995 Métier : Réalisateur |
Tatsumi Kumashiro s’est fait connaître pendant les années soixante-dix avec ses nombreux films érotiques tournés pour la Nikkatsu, alors spécialisée dans le roman-porno (porno softcore). Issu de la classe moyenne et d’une éducation stricte contre laquelle il sera en réaction tout au long de sa vie, il réalise son premier film en 1968, La vie assoiffée. Du fait de l’échec du film, il reste assistant réalisateur jusqu’en 1972, date à laquelle il réalise deux œuvres qui le propulsent sur la vague du roman-porno, Lèvres humides et Désirs humides. Pris alors dans la tourmente d’un procès intenté par la Nikkatsu contre la préfecture de police ayant saisis deux autres roman-porno, les films sont un choc et le public prend conscience que le genre n’est pas uniquement pornographique. Il peut apporter quelque chose de nouveau au cinéma japonais.
Tatsumi Kamushiro confirme cette tendance et son talent dès l’année suivante avec plusieurs films, notamment, Les amants mouillés (1973), sur la vie sans but et oisive d’un jeune homme qui se laisse porter par les évènements ; L’enfer des femmes (1973), une adaptation de Justine de Sade ; Justice érotique des yakuzas (1973), décrivant un monde irrationnel et sanglant proche des récits fatalistes du kabuki ; ou encore Le rideau de Fusuma (1973) puis La rue de la joie (1974), qui décrivent sans mauvaise conscience l’univers des geishas et des prostituées des anciens quartiers de plaisirs. Autrefois défendu par François Truffaut et avec ses prétentions littéraires ou ses audaces formelles, Kamushiro a ainsi donné ses lettres d’or au roman-porno. Par la suite et jusqu’à la fin de sa vie, il continuera à tourner, notamment son film d’horreur, Hell (1979), son sulfureux La femme aux cheveux rouges (1979), ou encore Love Letter (1985) et Love Bites Back (1988), plusieurs fois primés au Japon.
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