Tim Roth



Tim Roth Vrai nom : Timothy Simon Smith
Nationalité : britannique
Naissance : 14 mai 1961 à Londres
Age : 48 ans
Lost : les disparus retrouvés
  Les fans des rescapés du vol Oceanic 815 de Lost ,...
Obama ne fait pas vendre (sur la Fox)
La chaîne américaine Fox est sous le feu des...
TCA Press Tour : news en série(s) - 1e...
Pluie d'informations en vue. Comme chaque mois de...
Les bastards de Tarantino voient double...
On en sait enfin davantage sur Inglorious Bastards,...
Né d'un père journaliste et d'une mère professeur et peintre paysagiste, Tim Roth a grandi à Dulwich, dans le sud de la banlieue londonienne. Très jeune, il s'amuse à imiter divers accents, notamment le cockney pour berner ses camarades de classes qui ne cessent alors de le persécuter en raison de ses origines sociales plus aisées que les leurs. Après avoir commencé des études de sculpture au Camberwell Art College, Tim Roth préfère se diriger vers une carrière d'acteur. Il fait ainsi des débuts très remarqués chez Alan Clarke (réalisateur de Elephant dont s'inspirera Gus Van Sant pour son film éponyme) dans Made in Britain (TV,1982), où il tient le rôle difficile et violent d'un jeune skinhead de seize ans. Suivent quelques séries et un téléfilm de Mike Leigh, Meantime (TV, 1984), puis Stephen Frears lui fait faire ses premiers pas au cinéma avec The Hit: le tueur était presque parfait (Id). Un road movie dans lequel il joue un tueur à gage chargé d'escorter Terence Stamp de l'Espagne à Paris pour qu'il soit exécuté. Le film fait de Tim Roth un nouvel acteur à suivre.

Par la suite, le comédien enchaîne les seconds rôles à la télévision et au cinéma sans attirer l'attention du public. On l'a vu notamment dans Le complot (Agnieszka Holland, 1988) aux côtés de Christophe Lambert, A World Apart (Chris Menges, Id), un film sur l'apartheid Prix spécial du jury à Cannes, et surtout Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (1989), de Peter Greenaway. C'est grâce à Robert Altman et Vincent et Théo (1990) que l'acteur acquière ses premières lettres de notoriété et enfin un rôle principal. Le film raconte l'histoire de Vincent Van Gogh (interprété par Tim Roth) et de son frère, à travers un éclairage inédit sur la vie du célèbre peintre. La même année, il est également à l'affiche de Rosencrantz & Guildenstern sont morts (Tom Stoppard), une relecture libre et ludique d'Hamlet où l'acteur donne la réplique à son ami Gary Oldman. Tim Roth décide ensuite de s'envoler pour Hollywood. Il ne tarde alors pas à taper dans l'œil d'un tout jeune réalisateur qui doit tourner son premier film, Quentin Tarantino.

Des hauts, mais des bas


Tim Roth devient instantanément l'une des stars de Reservoir Dogs (1992) aux côtés de Michael Madsen, Steve Buscemi et Harvey Keitel. Toutefois le film ne le propulse pas immédiatement dans le carnet d'adresse des cols blancs d'Hollywood. Il enchaîne ensuite divers téléfilms, n'arrive pas à convaincre avec la comédie romantique Une pause, quatre soupirs (Michael Steinberg, 1993) ni le film espagnol The Perfect Husband (Beda Docampo Feijóo, Id). Il lui faut attendre l'année suivante et ses retrouvailles avec Quentin Tarantino dans Pulp Fiction (1994) puis Little Odessa (Id), premier film de James Gray, pour que l'acteur revienne sur le devant de la scène. Toutefois Roth préfère rester attaché au circuit indépendant sinon à des rôles dans lesquels il peut s'épanouir. Il privilégie donc les auteurs ou les petits budgets et durant toute sa carrière il sera rarement à l'affiche d'une grosse machine hollywoodienne. Suivront ainsi des films parfois méconnus ou des œuvres de différents styles et nationalités. On retiendra : Rob Roy (Michael Carlton Jones, 1995) pour lequel il est nominé aux Oscars, Four Rooms (Id), film à sketchs réalisé entre autres par Tarantino et Robert Rodriguez, Tout le monde dit I love you (Woody Allen, 1996), No Way Home (Buddy Giovinazzo, Id), Le suspect idéall (Jonas et Josh Pate, 1997), Animals (Michael Di Jiacomo, (1998), et La Légende du pianiste sur l'océan (Giuseppe Tornatore (Id).

En 1999, parallèlement à sa carrière de comédien, Tim Roth se lance dans sa première réalisation (et dernière en 2008), The War Zone. Pour le tournage, l'acteur retourne en Angleterre et livre un film d'une facture rarement aussi maîtrisée pour un premier film. Un sujet difficile (un frère découvre que sa sœur a une relation incestueuse avec leur père) que Roth transforme en huis clos ténu, étouffant, complexe, sans préjugés ni morale préconçus, mais avec ce sens du réalisme tenace et précis propre au cinéma britannique. Entièrement vu du point de vue du frère, The War Zone est une tragédie du regard intense, un film au scalpel où la violence naît d'une impuissance propre au personnage et non d'un cinéaste qui en voulant montrer l'horreur finirait par s'y complaire. Un cinéma ambigu mais clair dans ses intentions, d'une rare intelligence de mise en scène, qui naturellement remporte près d'une dizaine de prix en festival. Ensuite Roth retourne à la comédie et enchaîne les rôles de diverses envergures dans des productions de qualité très inconstante. En 2001 il impressionne toutefois chez Tim Burton dans le mésestimé La Planète des Singes, et la même année il est chez Werner Herzog pour Invincible. Suivront quelques titres négligeables ou sans sortie française : Emmett's Mark (Keith Snyder, 2002), To Kill a King (Mike Barker, 2003), The Beautiful Country (Hans Peter Molland, 2004) ou Silver City (John Sayles, Id).

De bas, en haut


Alors qu'on l'a un peu perdu de vue, Roth refait soudainement surface au générique d'un film français oublié : Nouvelle France (Jean Beaudin, Id). Puis après un détour par The Last Sign, un magistral nanar au casting improbable (Samuel Le Bihan Andy MacDowell et lui), Wim Wenders en éternelle quête de réhabilitation lui offre un rôle dans Don't Come Knocking (2005). Ce n'est pas encore l'heure de la relève puisque le comédien passe ensuite devant la caméra de Walter Salles pour son remake raté, Dark Water (2006), adapté du film de fantôme japonais d'Hideo Nakata. Idem avec Even Money (Mark Rydell, Id), petit polar avec Kim Basinger inédit ici. Il lui faut donc attendre le grand Francis Ford Coppola qui fait son retour derrière la caméra avec L'Homme sans âge (2007) pour enfin voir Tim Roth dans son plus beau rôle depuis longtemps. Il donne à ce personnage de professeur en quête d'éternité et d'amour une splendeur mélancolique sublime. On le redécouvre. La même année, il tourne pour le cinéaste autrichien Michael Haneke (prophète pénible de la décadence occidentale) qui fait son propre remake américain de Funny Games (1997), bêtement rebaptisée Funny Games U.S. (2007). Ainsi qu'un film au titre étrange mais tristement évocateur, Medieval Pie (David Leland, Id), dont on peut craindre le pire. Il est enfin très attendu en bad guy dans L'Incroyable Hulk (Louis Leterrier, 2008), et diverses productions telles que King Conqueror (2009), The Death of Harry Tobin (2008), et la fameuse arlésienne de Tarantino, Inglorious Bastards.

Personnalités associées à Tim Roth

Collaborations Quentin Tarantino, John Travolta, Tim Burton, Samuel L. Jackson, Helena Bonham Carter, Jennifer Connelly, Gary Oldman, Sam Shepard, Justin Chambers, Moira Kelly, Edward Furlong, Paul Guilfoyle, James Gray, Bruno Ganz, Alexandra Maria Lara
Amis/Famille Michael Madsen

Les sites consacrés à Tim Roth

The War Zone de Tim Roth sur Fluctuat
Tim Roth dans La Planète des Singes de Tim Burton sur Fluctuat

Tim Roth : vos commentaires

Ajouter un commentaire sur Tim Roth