Val Kilmer



Val Kilmer Nationalité : américaine
Naissance : 31 décembre 1959 à Los Angeles, California, USA
Age : 49 ans
Métier : Comédien
Les grosses productions, c'est génial, vous pouvez voler à bord d'un jet privé, vous faire beaucoup d'argent, bref toutes ces choses liées à Hollywood. Le seul problème, c'est qu'elles bouffent votre la vie
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Val Kilmer, acteur des nineties haï par les uns pour son caractère ingérable (John Frankenheimer, Joel Schumacher), et célébré par les autres qui voit en lui un homme intelligent et doué (Oliver Stone, Michael Mann), a acquis sa notoriété grâce à ses rôles emblématiques dans Les Doors et Heat. Né à Los Angeles de parents et ancêtres aux multiples origines (écossaise, irlandaise, juive sépharade, cherokee, suédoise, allemande, mongole), il grandit dans la San Fernando Valley et se dirige dès l'adolescence vers les arts dramatiques. A 17 ans, il intègre ainsi la Julliard School dont il est alors le plus jeune étudiant. Il y fait ses débuts sur les planches comme auteur et comédien dans diverses pièces au début des années 80, notamment à Broadway en 1983 dans Slap Boys, où il joue aux côtés de Kevin Bacon et Sean Penn. Après avoir refusé d'intégrer le casting pourtant prestigieux et bourré de graines de star de Outsiders de Francis Ford Coppola (il préfère alors se consacrer au théâtre), Kilmer entame sa carrière au cinéma en 1984 dans la comédie parodique Top secret ! (Zucker-Abraham-Zucker), puis deux ans plus tard se fait connaître du grand public en interprétant Iceman, l'adversaire de Tom Cruise dans le mondialement célèbre Top Gun de Tony Scott (1986). Impossible d'oublier sa coupe en brosse, son air arrogant, mâchant son sempiternel chewing gum avec une suffisance donnant naturellement le beau rôle à Tom Cruise et à son F14. Suivront quelques rôles pour la télévision, le film d'heroïc fantasy de Ron Howard produit par George Lucas, Willow (1988), ou encore le thriller Kill Me Again de John Dahl (1989).

En 1991 Kilmer est sollicité par Oliver Stone l'invitant à interpréter l'une des icônes du rock des sixties, Jim Morrison dans Les Doors. L'acteur mémorise alors la pluparts des lyrics du groupe avant de passer son audition, chantée, ce qui pour le réalisateur sera déterminant. Le rôle signé, Kilmer passera près d'un an à s'immerger dans son personnage avant d'enfiler son costume, au point que sur le tournage il exige à ce que tout le monde l'appel Jim tout en refusant la moindre interview. Sa performance sera largement saluée, entre autres par les membres du groupe évoquant une ressemblance troublante entre l'acteur et Morrison. Seul Ray Manzarek, clavier des Doors, nuancera alors un peu ces éloges. Kilmer enchaîne sur Cœur de tonnerre (1992) de Michael Apted, un thriller avec Sam Shepard dont il réinterprète certaines parties du scénario, au grand désarroi du réalisateur. Suivront L'affaire Karen McCoy (Russel Mulcahy, 1993), un autre thriller, sans ambition, avec Kim Basinger ; puis True Romance (Id), où il retrouve Tony Scott pour jouer Elvis dans ce film écrit par Quentin Tarantino. La même année, il rejoint Kurt Russell et Sam Eliott dans le western Tombstone (George P. Cosmatos, Id), dans lequel il joue le gunfighter moribond Doc Holiday, une des figures phares du genre. On dira alors que l'acteur a trouvé son plus grand rôle. Deux ans plus tard, il succède à Michael Keaton dans le rôle de Batman pour Batman Forever (1995) de Joel Schumacher. Le réalisateur tente alors de se démarquer des films de Tim Burton en revenant à la série télé, plus pop, c'est un désastre artistique et l'acteur sera sans doute le pire interprète de toute la saga au cinéma.

Kilmer, la chute du milieu


En 1995, en parallèle de l'horrible Batman Forever, Kilmer devient l'une des têtes d'affiche du thriller urbain culte de Michael Mann, Heat, avec Al Pacino et Robert De Niro. Probablement le rôle de sa vie, le plus contrasté, maîtrisé : l'acteur est de cette race de comédien qui a besoin d'un réalisateur de talent pour se révéler. Hélas, la suite est moins glorieuse. L'île du docteur Moreau de John Frankenheimer avec Marlon Brando (1996) est un désastre, le thriller L'Ombre et la proie (Stephen Hopkins, Id) avec Michael Douglas ne restera pas dans les annales, et Le Saint (Philip Noyce, 1997), adaptation de la série télé, est d'une platitude déprimante. Ces films auront un mérite, Val Kilmer sera ainsi nominé pour chacun d'entre eux aux Razzie Awards. Sa réputation commence alors à prendre un coup, le public n'étant pas dupe. Mais sa carrière ne s'arrête pas, bien au contraire. En 2000 il joue Willem DeKooning pour Ed Harris dans son biopic Pollock, un portrait du célèbre peintre américain ; puis, passant du coq à l'âne, il devient le héros du film de science fiction Planète rouge (Anthony Hoffman, Id), un four en salles, avant de mèner l'enquête sur le meutre de son épouse en plongeant dans les bas-fonds pour D.J. Caruso avec Salton Sea (2002). Sa capacité à passer d'un genre à l'autre pour des performances parfois intenses, contrebalancée par des interprétations où il ne fait pas le moindre effort, perd un peu le public qui a du mal à s'accrocher à lui.

Commence alors une période de haut et de bas, où Kilmer se fait plus discret dans des productions de plus petit format et souvent en second rôle. On peut le voir dans Masked and Anonymous (Larry Charles, 2003), film écrit par et avec Bob Dylan ; dans le thriller Wonderland (James Cox, Id), autour d'un fait divers sanglant lié à une star du porno des années 80 qu'il interprète ; dans Les Disparues (Id), un western de Ron Howard avec Cate Blanchett et Tommy Lee Jones ; ou encore dans le très bâclé Profession profiler du paumé Rennie Harlin (2004) dans lequel il fait juste une apparition. Avec Alexandre d'Oliver Stone (Id), il se rappelle à notre bon souvenir dans un second rôle grandiloquent, à l'image du film. Vite oublié dans Kiss Kiss Bang Bang (Shane Black, 2005), il multiplie ensuite les direct-to-video, signe d'une carrière en chute libre, avant que Tony Scott par charité lui confie un second rôle anodin dans son chef d'œuvre, Déjà Vu (2006). Depuis il erre d'une série télé (Numbers, Knight Rider, XIII) à des productions miteuses destinées au marché vidéo (Conspiracy, Columbus Day). Et si son agenda est bien chargé, la suite ne promet guère d'être mieux. Kilmer est déjà au casting de six productions à sortir entre 2008 et 2009. On retiendra pour une probable sortie en salles : Streets of Blood et (Charles Winkler, 2009) avec Sharon Stone50 Cent ; l'intriguant et Bad Lieutenant : Port of Call New Orleans (Id), une suite signée Werner Herzog du Bad Lieutenant d'Abel Ferrara avec Eva Mendes et Nicolas Cage.

Val Kilmer : dossiers et critiques

Felon, de Ric Roman Waugh (2008)
Les héros et leur double : Jim Morrison

Personnalités associées à Val Kilmer

Collaborations Tom Cruise, Angelina Jolie, Colin Farrell, Jared Leto, Kristen Bell, Denzel Washington, Robert Downey Jr, Christina Applegate, Josh Lucas, Rockmond Dunbar, Vincent D'Onofrio, Adrian Pasdar, Michelle Monaghan, Karina Lombard, Natasha Gregson Wagner, Christian Slater, Tim Robbins, Michael Mann, Louis Lombardi, Xander Berkeley, Michael Madsen, Jerry Bruckheimer, Chris O'Donnell, Rosario Dawson, Larry Charles, Joel Schumacher, Shannyn Sossamon, Paula Patton, Jeremy Piven, Kevin Dillon, Kevin Connolly, Jon Favreau
Amis/Famille Kevin Spacey

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