Vincent Cassel



Vincent Cassel Vrai nom : Vincent Crochon
Surnom : Vinz
Nationalité : française
Naissance : 23 November 1966 à Paris
Age : 42 ans
Métiers : Acteur, Réalisateur
Je suis un peu en colère dans la vie
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Vincent Cassel a quelque chose du loup et de l'agneau, il peut être doux, infiniment aimable, tendre, presque romantique, et en un éclair se révéler fougueux, violent, bestial, nerveux, prêt à imploser. Il mène ainsi sa carrière depuis le milieu des années 90, toujours plus talentueux, étonnant, inattendu, parfois troublant. Exigeant, il ne se fabrique pas un personnage, ne se fige pas dans un jeu, tentant à chaque film de défaire ses mauvaises habitudes. Il navigue, tient bon sa propre barre, toujours fidèle aux siens, sa famille, ses amis, ses potes. Cassel a une idée du cinéma, il est ambitieux, énergique, prêt à franchir les frontières de l'hexagone pour tenter de nouvelles expériences. Comme son père, l'aérien Jean-Pierre Cassel, révélé par Gene Kelly, il se montre à l'aise partout, dans tous les genres. Eternel funambule, souvent imprévisible, il grandit et conserve cette arrogance de jeune rebelle qui l'a révélé et fait sa gloire. Il est encore cet impulsif, ce mec au franc parler, bourré d'orgueil mais jamais prétentieux. Et on le voit, impossible d'échapper à sa présence dans un plan. Magnétique, beau, bourré de charme et galvanisé d'émotion, à fleur de peau, il joue chacun de ses personnages avec la même intensité, cette fièvre un peu sèche, tendue, tranchante, qui vous bouleverse par trop d'incertitudes. Imprévisible, faux Dewaere, faux De Niro, il est le symbole d'une autre génération, bien ancré dans le cinéma français et nourri de mille influences, du cinéma américain, de la culture urbaine et son Hip Hop dont son frère, Mathias est devenu l'une des figures les plus respectées en France avec son groupe Assassin. Convoité, Cassel est l'un des acteurs les plus excitants du cinéma français, l'un de ceux sur lequel on peut bâtir un film, voire le vendre à l'étranger.

Né dans une famille où le père est acteur, et pas des moindre, Cassel prend vite goût à la comédie, au spectacle, il aime se montrer, jouer avec son corps. Si son père était un danseur hors pair, lui se dirige d'abord vers le cirque en intégrant l'école d'Annie Fratellini où il prend des cours d'acrobatie. Ce qui plus tard se révélera payant tant il garde une précision dans ses gestes, une minutie du mouvement, quelque chose de physique donnant à son corps une souplesse et une légèreté sans égale. Mais le cirque ne lui suffit pas, Cassel veut jouer. Ainsi s'envole-t-il pour New York où il s'inscrit à l'Actor's Institute avant de rentrer sur Paris pour intégrer la troupe de Jean-Louis Barrault. Après de brefs débuts au théâtre puis à la télévision (où il prend soin de toujours cacher son visage), il décroche ses premiers rôles au cinéma : Les Cigognes n'en font qu'à leur tête (Didier Kaminka, 1989), puis Les clés du paradis (Philippe de Broca, 1991). Il est encore le fils de et on le repère à peine dans ces seconds rôles. Mais très vite, un autre fils de, Mathieu Kassovitz, un de ses meilleurs amis, avec qui il partage ce goût pour le rap et la culture urbaine, le révèle dans son premier long métrage, Métisse (1993). Quoique encore au second plan, impossible de le rater dans cette comédie socio-romantique inégale mais au ton alors inédit en France. Après quelques autres téléfilms et longs métrages oubliés, les deux hommes se retrouvent sur un film événement, La Haine (1995). Chronique de trois branleurs en goguette de leur banlieue à Paris, le film impose définitivement l'acteur, qui passe soudainement de l'ombre à la lumière.

Cassel a la haine


Son rôle de Vinz dans La Haine, jeune lascar teigneux mais sympathique, fait de lui une star en même temps que le film impose Kassovitz comme le nouveau cinéaste français à suivre. Dès lors une famille se construit, plus qu'un duo c'est tout un mouvement générationnel qui va se retrouver plus ou moins dans les voix de l'acteur et du réalisateur. Les deux fils de, petits bourgeois qui n'ont a priori pas à se plaindre de leur propre sort, deviennent les portes parole de la banlieue. Celle-ci ne leur renverra pas forcément la pareil (La Haine fera bien marrer les cailleras qui ne se retrouvent absolument pas dans ce portrait), mais au moins le cinéma s'empare enfin de ce qui alors est soigneusement gardé sous silence. Sa carrière lancée, Cassel multiplie très vîtes les expériences, on le voit dans la comédie romantique Adultère (mode d'emploi) (Christine Pascal, Id) aux côtés de Richard Berry et Karin Viard, puis dans l'un des autres de ses films phares de l'époque, le surestimé L'appartement (Gilles Mimouni, 1996) dans lequel il se transforme en Dom Juan malgré lui face à Romane Bohringer, Sandrine Kiberlain et Monica Bellucci, sa future épouse. Le film deviendra un succès international, les Américains en feront même un remake. En 1997, il fait à nouveau parler de lui chez l'un des membres de ce qu'on considère à l'époque comme une Nouvelle Nouvelle Vague, Jan Kounen pour Dobermann. L'acteur impose encore sa présence de chien fou dans ce polar ultra violent au style hyper putassier. Culte ou détesté, le film se fait remarquer et deviendra un bon véhicule pour l'image de l'acteur à l'international où Dobermann est largement distribué.

Après avoir partagé l'affiche avec Kassovitz du Plaisir (et ses petits tracas) de Nicolas Boukhrief (1988), autre figure célèbre de Canal + auquel ils sont tous liés, Cassel fait ses premiers pas à l'étranger dans Elizabeth (Shekar Kapur, Id), le biopic en costume avec Cate Blanchett. De retour en France, il intègre le casting international de la Jeanne d'Arc de Luc Besson (1999), où il interprète le déviant et violent Gilles de Rais. Un rôle pas très éloigné de celui qu'il tiendra deux ans plus tard pour un autre transfert de Canal + issu de la génération Starfix, Christophe Gans pour l'improbable et composite Le Pacte des Loups (2001). Amitié toujours et filiation encore, en 2000 il fait équipe avec Jean Reno en flic fumeur de joint pour son ami Kassovitz dans Les Rivières pourpres, polar à succès adapté de Jean-Christophe Grangé. Ce sera leur dernière collaboration puisque Cassel, prévu sur Babylon A.D., sera évincé par la production, on lui préférera Vin Diesel, plus vendeur. Ce qui dès lors jettera un froid entre les deux amis à la vie à la mort dont la dernière collaboration sera Nadia (Jez Butteworth, 2001), un thriller avec Nicole Kidman et Ben Chaplin. Mais Cassel n'a plus besoin des autres pour voler de ses propres ailes. En 2001 toujours, il est nominé aux Césars pour sa performance dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard, son rôle de petit malfrat embarquant Emmanuelle Devos dans sa dérive fait alors grande sensation.

D'Irréversible...


L'année suivante Cassel monte les marches du palais des festivals à Cannes aux côtés de son épouse et d'Albert Dupontel pour Irréversible de Gaspar Noé (2002), le film choc de la compétition. Monté en deux temps trois mouvements, financé sur un coup de poker et la présence de Cassel et Bellucci, le film crée l'événement. Dans cette dérive nocturne surgissant des enfers pour monter au paradis, l'acteur plonge dans l'horreur, il erre dans la nuit pour se venger du viol de sa femme. Monté à l'envers (du début à la fin), par nappes d'émotions, le film révèle quelques moments d'une beauté brute qui font oublier ses défauts. Ces instants sont notamment tenus par Cassel et Belluci, naturels, proche de l'improvisation - on se souvient encore de ce moment intime, presque volé, où le couple se réveille nu comme après une nuit d'amour. Fidélité, amitié, encore, après quelques apparitions dans les courts du collectif Kourtrajme de Kim Chapiron et Romain Gavras (autres fils de), Cassel s'embarque dans le projet pharaonique de Jan Kounen, Blueberry, l'expérience secrète (2004). Adaptation ambitieuse et éponyme de la BD de Jean Giraud, le film s'avère un échec, un gouffre financier. Kounen et sa bande, shootés au peyotl, ont complètement perdu le contrôle sur le tournage. Tandis que le réalisateur est en pleine crise mystique, le film s'enlise et part dans toutes les directions. Résultat, une œuvre bancale et sans colonne vertébrale, un western ésotérique baroque et psychédélique, où Cassel, plus classieux et illuminé que jamais, est transformé en figure impériale au sein d'un délirium tremens visuel parfois hallucinant.

2004, année faste, Cassel tente le film d'espionnage pour Frédéric Schoendoerffer aux côtés de Monica Bellucci dans Agents Secrets, puis rejoint le casting scintillant d' Ocean's Twelve de Steven Soderbergh. Dans le rôle de François Toulour, il joue un braqueur agile dansant au son de La Caution pour voler un œuf de Fabergé. Une scène mémorable, une vraie parenthèse dans ce film américain saturé de stars dans lequel il passe avec une aisance naturelle, un charme et une élégance unique, digne de son père. On le retrouvera brièvement dans la suite, Ocean's 13 (Soderbergh, 2007), après avoir produit et joué dans le premier long métrage de son ami Kim Chapiron, Sheitan (2006), qu'il vaut mieux oublier. Désormais acteur international convoité par ses auteurs les plus prestigieux, Cassel intègre le casting des Promesses de l'ombre de David Cronenberg (2007), un thriller au sein de la mafieux russe londonienne sur fond de traite des blanches. Il y joue Kirill, un fils de parrain dégénéré, homo refoulé très borderline, hyper violent, pervers, malade. Le comédien joue de tout son corps soumis aux soubresauts de la folie, il n'évite pas la caricature mais laisse planer une bonne dose d'incertitude. Animal triste, il est tout en pulsion, en désir enfoui. Sa présence étonne encore, il est inquiétant, impulsif, imprévisible. Un mois plus tôt, on le retrouve sur les écrans français dans Sa majesté Minor (Id), fable invraisemblable de Jean-Jacques Annaud qui se tire ici une balle dans le pied et fait un four en salles. Cassel y joue un satyre sodomisant José Garcia, une performance hélas inoubliable dans laquelle l'acteur prend visiblement un certain plaisir.

...à Mesrine

Il est enfin le héros du diptyque très attendu de Jean-François Richet sur Mesrine : L'Instinct de mort et L'L'Ennemi public n°1 (2008). Un rôle pour lequel il s'est investi à fond, peut-être comme jamais. Bouleversant de justesse, Cassel y interprète l'animal Mesrine, tout en mimiques, éclats de rire et regards glaçant. Si la Haine révéla l'acteur au grand public, le dyptique de Jean-François Richet lui offre le rôle de la maturité qui le faire entrer dans le panthéon des grand acteurs français. Il reçoit, assez logiquement, le César du meilleur acteur pour ce rôle.

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Amis/Famille Monica Bellucci, Jean-Pierre Cassel, Cécile Cassel

Les sites consacrés à Vincent Cassel

Site officiel

Vincent Cassel : vos commentaires

marvin (invité)   10 Septembre 2007 à 20:35   

comme pour mr romain duris, continue ton truc mais ne joue jamais dan plus belle la vie par pitié!!! un nouveau film avec dupontel pourrait etre mortel. saloute un verre de vodka allah main. marvin@lavache.com

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