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Plus calmes que leurs figurines de brocante, mais tout aussi punks dans l'esprit, les belges Stéphane Aubier et Vincent Patar reviennent pour Fluctuat sur la genèse de leur premier long adapté de la série TV éponyme, Panique au village.
D'où viennent Cow Boy, Indien et Cheval ?
Stéphane Aubier : Ce sont trois personnages qu'on a inventés un petit peu par hasard, quand on avait ce projet de série télé qui s'appelait Panique au village. Et ce projet de série TV vient d'un projet que j'avais fait dix ans auparavant à l'école d'art. J'avais utilisé des personnages de ferme style fermier, fermière et animaux. Un producteur a aimé le concept. Plutôt que de prendre ces personnages de ferme, il fallait beaucoup plus de personnages avec des attitudes différentes en fonction des histoires qu'on avait envie de raconter. Vous allez dans les brocantes, et c'est ce que vous trouvez le plus facilement : des Indiens, des cow boys et des chevaux.
Le western a-t-il eu une influence sur Panique au village ?
Stéphane Aubier : Il y a un film qui reste culte, c'est Le Bon, la brute et le truand : on aime bien ses personnages qui sont copains quand ça les intéresse et puis dès que ça ne les intéresse plus ils deviennent horribles. Ca correspond un peu à l'esprit de Cow Boy et Indien.
Pourquoi votre film va-t-il si vite ?
Vincent Patar : C'est lié à la technique de Panique au village. On utilise des objets rigides, donc on profite de leur rigidité mais en même temps on les bouge vraiment comme on les faisait bouger en jouant avec quand on était petits. Ca bouge vraiment comme ça, sauf qu'on a effacé la main. Il reste de cette énergie un peu primaire dans notre film, liée à l'essence de la technique.
Stéphane Aubier : C'est peut-être aussi parce qu'on a peur d'embêter les gens avec nos histoires, donc on les raconte très vite ! Il y a un reste de ce sentiment là, je pense.
Propos recueillis par Eric Vernay
- Lisez la critique de Panique au village
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