| 1 | This Is It |
| 2 | Le Petit Nicolas |
| 3 | Micmacs à tire-larigot |
| 4 | Lucky Luke |
| 5 | Clones |
| 6 | G-Force |
| 7 | Tempête de boulettes géantes |
| 8 | Cinéman |
| 9 | Le Ruban blanc |
| 10 | Jennifer's Body |
| . | Entretien avec Jean-Pierre Jeunet |
| . | Entretien avec Vincent Patar et Stéphane Aubier |
| . | Entretien avec Katsuni |
| . | Entretien avec Simone Bitton |
| . | Entretien avec Sebastián Silva |
| . | Les interviews Cinéma |
| . | The Box |
| . | Les Herbes folles |
| . | Visage |
| . | Le Concert |
| . | Away We Go |
| . | Clones |
| . | Irène |
| . | Panique au village |
| . | Les critiques Cinéma |
|
Nationalité : Italienne Naissance : 01 September 1922 Mort le : 29 June 2000 Métier : Acteur |
"Mon cinéma, mon théâtre ne sont pas voués à la postérité", confiait humblement Vittorio Gassman. Quelle carrière tout de même ! Poussé par sa mère qui décelle précocément en son fils le don de la comédie, Vittorio Gassman quitte la Faculté de droit et intègre, en 1943, l'Académie d'Art dramatique de Rome. Il débute sur les planches dans la pièce intitulée "La Nemica" de Dario Niccornédie. Rapidement il enchaine performance sur performance : Cocteau, Steinbeck, Miller, Dumas, autant de noms célèbres qui enrichissent son répertoire. Sous la direction de Luchino Visconti, il s'impose dans As you like it de Shakespeare comme un comédien mature, avant de fonder sa propre troupe en 1952, Il Teatro d'Arte Italino.
Son premier rôle au cinéma remonte à 1946 dans Daniele Cortis orchestré par Mario Soldati. Les propositions affluent. Films de cape et d'épée, d'aventures au nombre desquels on retiendra surtout La Fille du capitaine (1947), Le Prince Pirate (1952) ou des interprétations plus marquantes comme Le Chevalier mystérieux de R. Freda ou La Traite des Blanches de Luigi Comencini. Les années 50 signalent son arrivée à Hollywood. Il apparait dans Guerre et Paix de King Vidor en 1956. A quelques rares exceptions, Vittorio Gassman parlait à propos de ses trente premiers films, de "facéties", de "mauvais mélodrames", pire encore, de "navets en costumes". D'ailleurs l'année 1957 est marquée par un retour au théâtre où il se consacre à Othello puis Ornifle d'Anouilh. Le retour sur les planches est une manière de se ressourcer car "le métier n'est pas aussi facile qu'on le pense. Il est dangereux pour la santé mentale". La coupure sera bénéfique puisqu'un an plus tard, en 1958, Mario Monicelli lui offre les clés du paradis avec une comédie "de qualité", Le Pigeon, dans laquelle Vittorio Gassman joue un cambrioleur minable et maladroit. Le succès est immédiat dans ce rôle à contre-emploi. Toujours sous la baguette de Monicelli, Gassman tourne L'Armata Brancaleone (1965) où il revêt le costume d'un matamore naïf. Sous la direction de Dino Risi, il incarne un personnage veule et désinvolte qui sillonne l'Italie dans Le Fanfaron (1962) d'où il tira son surnom. Il est vrai que ce genre de rôle était " aux antipodes de ce que je suis vraiment", avouera-t-il. Encore une fois en 1973, il met le cinéma entre parenthèses et promène sa pièce, "Ou César ou personne", dans les provinces italiennes, En vérité, Gassman crève l'écran avec Parfum de femmes (1974). Sa performance est saisissante; son rôle d'officier aveugle lui vaut le prix de la meilleure interprétation à Cannes en 1975. Trois ans plus tard, il tourne Ames Perdues avec comme partenaire Catherine Deneuve. La même année, en cardinal intégriste dans Les Nouveaux Monstres, il jubile. Avec Ettore Scola, dont il fut l'inséparable complice, il interprète, notamment dans Nous nous sommes tant aimés, un quinquagénaire dépressif. Dans La Terrasse, film amer et irrévérencieux, qui s'inscrit dans une démarche autocritique et d'analyse des dysfonctionnements de la société italienne, Gassman, aux côtés de M. Mastroianni et Jean-Louis Trintignant, campe un député communiste qui souffre de son sentiment d'inutilité.
Même s'il a eu l'impression de gaspiller son énergie dans des entreprises illusoires - des "comédies honteuses" du début de carrière- Gassman offre l'exemple de ces artistes qui vivaient perpétuellement sur la brèche, avec la menace de l'échec et de la vieillesse. A l'écran, il a su s'imposer dans tous les registres, travaillant avec les plus grands, de Rosselini à Risi en passant par Monicelli, Scola, Robert Altman, Alain Resnais, B. Levinson. Il a su jongler avec sa passion de jeunesse, le théâtre, multipliant les adaptations, les mises en scène et bien sûr, les interprétations. Il n'est en réalité pas de genre dans lequel il ne se soit illustré. Le poids des ans n'a pu altérer son image, ni sa popularité. Saltimbanque excessif parfois, il était perfectionniste, patient, disponible, aiguisant un sens de l'autocritique dont il ne départit jamais.
Le miracle de sa voix. Une voix si chaleureuse : "La vie humaine est décidément trop courte. Il en faudrait deux. Une pour répéter, et une pour jouer."
| Personnalités Similaires | Marcello Mastroianni |
| Collaborations | Roberto Rossellini, Catherine Deneuve, Alain Resnais, Robert Altman, Jean-Louis Trintignant, Ettore Scola, Luchino Visconti, Vittorio De Sica |
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z