Après ses études à la University of Southern California, où il est diplômé en Sport Information, Will Ferrell s'intéresse à l'improvisation tout en rejoignant la troupe The Goundings, basée à Los Angeles. En 1995 il rejoint l'émission culte The Saturday Night Live, dont il ne tarde pas un devenir l'un des piliers, au point qu'il finira par être en 2001 le comédien le mieux payé de toute l'histoire du show télévisé (350 000$ par saison). Il est alors célèbre pour ses imitations de George W. Bush, notamment pendant la campagne électorale de 2000, de
Charlton Heston, le comédien ancien président de la NRA, Alex Trebek, présentateur de jeu télévisé Jeopardy, Jesse Ventura, un ex-catcheur devenu gouverneur du Minnesota, ou encore James Lipton, le célèbre et péteux présentateur de l'émission, Inside the Actor's Studio. Parallèlement au Saturday Night Live, Will Ferrell fait ses débuts au cinéma après être passé par quelques séries télé. Tout naturellement, il est porté vers la comédie :
Austin Powers et
Austin Powers, l'espion qui m'a tirée (Jay Roach, 1997 / 1999) avec
Mike Myers, ancien du Saturday Night,
Une Nuit au Roxbury (John Fortenberry, 1998), son premier rôle principal,
Dick, les coulisses de la présidence (Andrew Fleming, 1999) avec
Kirsten Dunst, et
Jay et Bob contre-attaquent (
Kevin Smith, 2001), film potache par excellence. Entre autres.
Après son apparition remarquée dans
Zoolander (2001), de son futur complice
Ben Stiller, et un cameo inoubliable dans la série de
Judd Apatow,
Les Années campus (2001) où il joue un trafiquant d'anti-sèches sous amphés, Will Ferrell séduit la critique avec
Back to school (retour à la fac) (Todd Philips, 2003), un campus movie fort sympathique. Il vient alors tout juste de quitter le Saturday Night et c'est la première fois qu'il accède au rang de star. Partageant l'affiche avec
Luke Wilson et
Vince Vaughn, les trois hommes, avec la complicité de
Ben Stiller,
Owen Wilson et
Jack Black vont alors créer le Frat Pack, petite bande d'acteurs qui vont se fédérer et jouer dans les films des uns et des autres. Suivront ainsi
Starsky et Hutch (Todd Philips, 2004), où il force
Owen Wilson à faire des cochonneries,
Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy (
Adam McKay, Id) qu'il a co-écrit, et
Serial noceurs (
David Dobkin, 2005) pour une petite apparition. Grand amateur de travestissement, on l'a vu déguisé dans
Elfe (
Jon Favreau, 2003), une comédie familiale, en pilote de course automobile au volant de
Ricky Bobby : roi du circuit (2006) de son acolyte
Adam McKay, en invraisemblable patineur artistique dans
Les Rois du patin (Josh Gordon & Will Speck, 2007) ou encore en coach et joueur de basket avec
Semi-Pro (Kent Alterman, 2008).
A noter enfin que si Will Ferrell excelle dans l'imitation potache parfois un brin régressive sinon tartinée d'une tonne de vulgarité largement assumée, on l'a vu également dans des films où il développe d'autres facettes de son talent. Il est apparu ainsi chez
Woody Allen dans
Melinda et Melinda (2004), dans l'adaptation ratée de
Ma sorcière bien aimée (Nora Ephron, 2005) interprétant l'époux de
Nicole Kidman, l'inédit
Winter Passing (Adam Rapp, Id) où il apporte un peu d'humour dans un film aux tonalités sombres, et aussi
L'Incroyable destin d'Harold Chuck (
Marc Forster, 2006) que l'acteur porte presque à lui seul. Il retrouve enfin
Adam McKay pour une nouvelle collaboration à l'écriture et devant la caméra avec
Step Brothers (2008), et devra se confronter à des dinosaures dans
Land of the Lost (Brad Silberling, 2009).