Will Smith




Je suis une légende. Voici des mots que Will Smith pourrait définitivement reprendre à son compte grâce à ce film signé Francis Lawrence. A mi-chemin entre horreur et science-fiction, on tremble et on s'émeut du destin de Robert Neville, scientifique confiné dans une « Grosse Pomme » envahie de mutants sanguinaires.
Rencontre avec un acteur au sommet de son art.

- Lire la critique de Je suis une légende - Lire le portrait de Will Smith

Pourquoi le projet a-t-il mis tant de temps à se concrétiser ?
Ca a pris du temps parce que ce film relève du blockbuster de gros calibre, et pourtant tout tourne autour d’une idée très réduite. C’était donc un gros film, qui allait être très cher, mais où la base de l’action de chaque scène était très mince. Ce type de film est un tour de force pour les studios car cette balance est difficile à réaliser.

Comment avez-vous travaillé votre personnage ?
Ca a été une expérience de jeu très différente. Lorsqu’on est acteur on cherche ce que j’appelle « l’entrée » dans le personnage, quand quelque chose fait que soudain on comprend de quelle manière l’interpréter. J’ai parlé à d’anciens prisonniers de guerre et à un certain nombre de gens qui ont été isolés, et la chose qui revenait dans tous leurs discours est que l’on donne vie à tout. L'un d'eux m’a dit qu’il avait dressé des cafards à lui apporter de la nourriture. L'idée c'est que l’esprit a désespérément besoin de rester connecté en donnant vie à n’importe quoi. La pire erreur qu’un acteur aurait pu faire dans ce film aurait été de « jouer les fous », quand quelqu’un devient fou on se dit en le voyant « oh, cette personne est folle », mais ce qu’il fait lui paraît normal, donc pour moi le but à atteindre n’était pas d’être encore plus fou, mais de chercher à rester le plus normal possible.

Les références à Bob Marley ?
Une nuit j’ai tapé « Je suis une légende » dans Google, je voulais voir de quoi les gens parlaient sur les forums, et dans la première page Google, l’album « Legend » de Bob Marley était le mieux référencé, et j’ai dit « oh, c’est de mes albums préférés, je n’arrive pas à croire que je n’ai jamais fait le rapprochement », j’ai écouté l’album et ça a été un de ces moments où le concept te frappe de plein fouet. J’ai appelé Francis Lawrence pour lui dire de l’écouter et qu’on en parlerait le lendemain. Il a écouté l’album et quelques jours plus tard il est venu avec ce discours, et c’était juste une de ces choses qui émane de l’inconnu et qui m’a ouvert l’esprit sur la façon dont devait se comporter le personnage. Tu cherches encore et encore un moyen de trouver ce qui fait avancer le personnage, et c’est à ce moment-là que Bob Marley a été une énorme pièce du puzzle pour définir qui Robert Neville voulait être et quelle image il avait de lui dans ce monde.

Propos recueillis lors d'une conférence de presse à Paris le 17 décembre 2007

Florence Chartier.

- Exprimez-vous sur le forum cinéma - Lire les fils acteur, cinéma fantastique, adaptation sur le blog cinéma - Lire le protrait de Will Smith - Sur le blog Livres : Je suis une légende, le livre ou le film ?