Xavier Gens apprend son métier de réalisateur sur le tas en commençant à tourner des films amateurs, avec ses amis. Débordant d'enthousiasme, il parvient par la suite à monter un premier projet de long-métrage,
Earth on Fire, qu'il présente sans succès au Marché du film de Cannes. Ce premier échec n'atténue en rien son désir de cinéma, et en 1996, le jeune homme commence son apprentissage en devenant tour à tour directeur de casting, assistant de production et à la mise en scène sur une petite dizaine de films, pour la plupart des co-productions étrangères, dont
Never Ever ((Charles Finch, 1996),
Risque maximum (Ringo Lam, 1996),
Double Team (
Tsui Hark, 1997) ou
Les kidnappeurs (Graham Guit, 1998).
En 2000, il est promu premier assistant réalisateur sur
Cramps (Robert Collin), un court-métrage d'action ; en parallèle, histoire de se faire la main, il tourne aussi une quarantaine de clips. Puis, logiquement, Gens décide de diriger ses propres films dont il assure aussi l'écriture. Ainsi des courts
BTK- Born to Kast (2000) et
Au petit matin (2005), auquel s'ajoute l'épisode de la mini série
Sable noir intitulé
Fotografik (2006), un segment fantastique de manufacture honnête qui parvient à contrecarrer l'absolue nullité de l'ensemble. L'année suivante, il met en chantier
Frontières (2007), son premier long officiel, film d'horreur faussement radical se vautrant dans la surenchère macabre. Sachant que le jeune réalisateur est intéressé par l'adaptation cinématographique du jeu vidéo
Hitman,
Luc Besson, son producteur, parvient alors à le placer à la tête du projet. Pas pour très longtemps, puisque Gens se verra remercié par le staff exécutif du film en raison de l'extrême violence de son director's cut. Une version remaniée sort donc en salles, accentuant encore davantage l'insignifiance qui se dégage du film, énième réchauffé d'action made in Europacorp, dénué de tout enjeu propre au videogame.