Yasujiro Ozu



Yasujiro Ozu Nationalité : japonaise
Naissance : 12 December 1903 à Tokyo
Mort le : 12 December 1963

Métier : Réalisateur
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Bien qu’il fut connu tardivement en occident, Yasujiro Ozu est l’une des figures majeures du cinéma japonais, probablement celui qui eut le plus d’influence esthétiquement à l’étranger. Sa passion pour les films commença très jeune. Issu d’une famille aisée, il fréquente assidûment les salles pendant son enfance. Il découvre le cinéma hollywoodien et les films de nombreux auteurs comme Howard Hawks, Joseph von Sternberg ou Ernst Lubitsch, celui qui aura le plus d’influence sur ses premiers films. Décidé à faire du cinéma après avoir vu Civilisation (1916) de Thomas Ince et échoué aux concours d’entrée à l’université, il postule à la Shochiku en 1923 où il devient assistant caméraman, puis assistant réalisateur, notamment de Tadamoto Okubo. De ce réalisateur qui se définissait comme vulgaire, Ozu apprend la comédie nansensu (non-sens) qui fit les beaux jours de ses premiers films comme Un couple déménage (1928) ou L’esprit vengeur d’Eros (1930). A la Shochiku, Ozu rencontre aussi ses futurs collaborateurs, le scénariste Kogo Noda et le chef opérateur Hideo Shigehara.

A partir des années trente, Ozu s’illustre dans divers genres, la comédie sociale avec Chœur de Tokyo (1931) ; le drame contemporain avec Où sont nos rêves de jeunesse (1932), inspiré d’une œuvre adaptée par Lubitsch ; l’étude de mœurs avec Une femme de Tokyo (1933) ; le shomingeki (tragi-comédie sur les classes salariées) avec le célèbre Gosses de Tokyo (1932) ; le film de yakuzas avec Femmes et voyous (1933) ; le mélodrame paternel avec Cœur capricieux (1933) ou Histoire d’herbes flottantes (1934) dont il réalisera un remake en couleur en 1954. De cette période décisive où il passe difficilement au parlant et où il reste encore influencé par Hollywood, Ozu va progressivement affirmé son style qui ne cesse de s’épurer. Ceci devient très perceptible dès Une auberge à Tokyo (1935) ou Un fils unique (1936), qui privilégient le silence comme parole. Mais c’est surtout avec Il était un père (1942) qu’Ozu tourne après avoir été mobilisé, que tout son art de l’impermanence, son style influencé par l’architecture japonaise et son sens du cadre s’imposent définitivement.

Après la guerre, Ozu s’intéresse à ce qui sera jusqu’à sa mort son unique sujet, la famille japonaise face à l’épreuve du temps. Il se lance alors dans une série de films considérés comme des chefs d’œuvre. D’abord Printemps tardif (1949), sur la vie d’un père et sa fille dont le mariage constitue le moment clé d’une séparation inéluctable (il tournera une version au féminin et en couleur avec Fin d’automne en 1960). Puis, toujours en auscultant le quotidien, ses rituels, ses gestes, ses objets, ses mouvements et la vie comme une série de cycles, il enchaîne, entre autres, Début d’été (1951), Le goût du riz au thé vert (1952) Printemps précoce (1956) et Crépuscule à Tokyo (1957), un de ses films les plus sombres. Mais le film le plus célèbre de cette période encore en noir et blanc (il passe à la couleur en 1958 avec Fleur d’équinoxe) reste Voyage à Tokyo (1953) qui plus que tout autre montre la dislocation de la cellule familiale japonaise et l’incompréhension entre les générations dans l’après-guerre. Dans ses films en couleur, il ne cesse par la suite d’explorer les mêmes thèmes, parfois avec humour (Bonjour, 1959), parfois avec une nostalgie (Le goût du saké, 1962, dernier film) qui exprime et contraste à la fois avec son œuvre.


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Inspirations Howard Hawks, Wim Wenders, Ernst Lubitsch

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